Nathalie Karsenti - Je n'me laisserai pas faire (chanson)

Comme toi je suis la cible de violence
Comme toi el toro je n'me laisserai pas faire
Même s'ils me font vivre l'enfer.....Yeh !


Toi el toro, toi el toro
Tu t'affaiss'ras sur tes faibles pattes
Pendant que le héros crâne et épate
La galerie s'extasiant du spectacle !

A terre, on te l'enfoncera la puntilla
Dans l'odeur du sang et de la poussière
A terre, à moitié mort on t'achevera
Et tu s'ra bon pour la civière

Dans l'arène close et piégée
Offert à toute leur cruauté

Même s'ils me font vivre l'enfer
Non, je n'me laisserai pas faire
Je fonc'rai droit devant moi
J'me défendrai, ils ne m'auront pas

Même s'ils me font vivre l'enfer
Non, je n'me laisserai pas faire
Je fonc'rai droit devant moi
J'me défendrai, je n'ai pas l'choix


Au nom de qui, au nom de quoi ?
Dis-moi pourquoi fait-tu ça ?
Tu me parles de tradition
Mais ce n'est oui que perversion !

…Toi el matador, ta vie c'est tueur
Toi el matador, tu tue avec bonheur

Combien de douleurs engendrées
Combien de sévices perpétrés
Pour de l'or on nous vend de la mort
Pour se battre il faut être d'accord


Toi el toro, Tu t'affaiss'ras
Sur tes faibles pattes " transpercé "
La galerie s'extasiant du spectacle
A terre…

Toi el toro, toi el toro
Comme toi je suis la cible de violence
Comme toi je n'me laisserai pas faire…


Aucune cruauté ne doit être tolérée. Lutter contre la corrida, c'est lutter contre toute forme de torture et de barbarie. Lutter contre la corrida c'est symboliquement lutter pour le respect de toute vie.

Le CD 1 titre : 5€ - Commander au CRAC. Tout savoir : www.nathalie-karsenti.com


Virginie Marino - Avant que la mort ne nous capture (poème)

Pour eux je suis la force,
Alors il se croira
Plus fort que moi,
Et quand je tomberai,
Il se prendra pour le roi
De là-bas !


Mais serons-nous bien à armes égales ?
Lui avec ses instruments de torture,
Moi affaibli par le jeune que j'endure ?
Depuis des jours que je suis enfermé dans cette cage,
Dont j'arpente chaque mètre avec rage,
Je commence à sentir ma fin proche
Quand tout à coup j'entends qu'on s'approche…

Alors dans un élan de courage,
Je redresse la tête.
Je vais me battre
De toutes les forces qu'il me reste !
Je ne dois pas perdre la face
Devant tous ces gens
Qui comptent sur mon sang
Pour amortir leur argent !

Les secondes qui suivent
Me semblent une éternité…
Sous les coups du bourreau,
Ma tête commence à plier.
Alors j'entends le public s'émouvoir,
Quand me revient à l'esprit
Qu'à vaincre sans péril,
On triomphe sans gloire…

Je voulais donner vie aux mots par l'image, tout en donnant vie à l'image par les mots ; ces mots qui sont mes armes contre l'injustice et la souffrance.

Le livre : 15€ en librairie ou sur le site www.virginiemarino.com ou par la poste (17,50€ port inclus) à :

Virginie Marino
29 rue de la Pise
30110 La Grand-Combe


Francis Cabrel - La corrida (chanson)

Depuis le temps que je patiente
Dans cette chambre noire
J'entends qu'on s'amuse et qu'on chante
Au bout du couloir ;
Quelqu'un a touché le verrou
Et j'ai plongé vers le grand jour
J'ai vu les fanfares, les barrières
Et les gens autour

Dans les premiers moments j'ai cru
Qu'il fallait seulement se défendre
Mais cette place est sans issue
Je commence à comprendre
Ils ont refermé derrière moi
Ils ont eu peur que je recule
Je vais bien finir par l'avoir
Cette danseuse ridicule...

Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Andalousie je me souviens
Les prairies bordées de cactus
Je ne vais pas trembler devant
Ce pantin, ce minus !
Je vais l'attraper, lui et son chapeau
Les faire tourner comme un soleil

Ce soir la femme du torero
Dormira sur ses deux oreilles
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
J'en ai poursuivi des fantômes
Presque touché leurs ballerines
Ils ont frappé fort dans mon cou
Pour que je m'incline

Ils sortent d'où ces acrobates
Avec leurs costumes de papier ?
J'ai jamais appris à me battre
Contre des poupées
Sentir le sable sous ma tête
C'est fou comme ça peut faire du bien
J'ai prié pour que s'arrête
Andalousie je me souviens

Je les entends rire comme je râle
Je les vois danser comme je succombe
Je pensais pas qu'on puisse autant
S'amuser autour d'une tombe
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Est-ce que ce monde est sérieux ?
Si, si hombre, hombre
Baila, baila

Hay que bailar de nuevo
Y mataremos otros
Otras vidas, otros toros
Y mataremos otros
Venga, venga a bailar...
Y mataremos otros



Ariane Aubert - La corrida (poème)

Sous un soleil de plomb
Qui brûle la peau,
Regarde-le le torero
Il te cherche il t'attend
Porté par les hurlements
De ceux qui ne te veulent que du mal
Sur cet autel de carnaval.

Alors tourne et danse.
Ajuste bien ton pas,
A la douleur des coups de lances
Qui te déchirent à chaque fois.
Tourne et danse
Le sang qui coule en cadence
Salue la mort qui s'avance
Au bras glorieux du torero


Dans cette anneau de sable
Où la mer ne viendra pas,
Regarde-la
Cette poupée de noël
Ce jouet carnassier,
Remonté par la foule comme une mécanique
Qui fait de ta souffrance un délire artistique.

Toi, dans ton habit rouge,
Tu ne sais plus très bien
Pourquoi il saute, pourquoi il bouge,
Même si tu ne lui fais rien

Sous un soleil de plomb
Qui te brûle la peau,
Tu ne peux plus danser
Tu n'as même plus la force de suivre son drapeau
Tu lui offres la gloire et tu courbes le dos,
L'épée de la victoire aura le dernier mot.
Une dernière fois, regarde-le, le torero
C'est un pantin pas un héros.


Renaud - Olé (chanson)

Olé les belles étrangères à étrangler
Fichus Souleiados robes de chez Lacroix
Les pétasses au soleil des longs étés framboises
Posent leur cul bronzés qu'un con honorera
Sur la pierre fatiguée des arènes nîmoises

Et puis pour une flotte en ballerines noires
Qui arrose bientôt le sable d'un sang bovin
Se pâment sur l'épaule de leur mac d'un soir
Et mouillent la soie fine de leurs dessous coquins

Olé les belles étrangères à étrangler
Les yeux plantés profond dans ceux du matador
Descendant quelquefois vers le membre latin
Serti comme une pierre dans le satin et l'or
Elles rougissent un peu et pensent "quel engin"

Puis elles vont pieds nus dans leurs fragiles blouses
Par les ruelles chaudes quand la ville s'embrase
S'imaginent gitanes provençales andalouses
Toutes sont parisiennes pire encore niçoises

Olé les belles étrangères à étrangler
Les pétasses finissent dans quelque bodéga
Ecoutant Gipsy King dansant et criant fort
Avant d'aller vomir toute leur sangria
Enfin dans le rétro poussiéreux
D'un camion des poubelles à l'aurore
Se remaquillent un peu